Société & Santé

CAN 2023: Une troisième étoile et 6 étoiles à ne pas mettre hors-jeu

La Côte d’Ivoire arbore une nouvelle étoile depuis le dimanche 11 février 2024 à l’issue de sa rencontre avec les Super Egales du Nigéria au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé à Abidjan. Du 13 janvier au 11 février 2024, 24 nations de football ont bataillé pour s’offrir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Ainsi, cinq (5) villes pour six (6) stades ont abrité la compétition à savoir Abidjan, Yamoussoukro, San-Pedro, Bouaké et
Korhogo.

Ce sont plus de 900 milliards qui ont été investis dans l’organisation de cette CAN avec la construction et réhabilitation d’infrastructures sportives routières, aéroportuaires, la construction de la cité CAN (hôtels), l’équipement des structures sanitaires. Les lampions de la 34 e édition de la CAN s’éteignent pour la prochaine édition qui tiendra au Maroc.
La Confédération africaine de Football (CAF), les différents observateurs, les sportifs ont félicité la Côte d’Ivoire pour la bonne organisation de la compétition et pour la qualité des infrastructures. Alors qu’en sera-t-il de l’héritage de ces infrastructures de qualité ? Le COCAN avait déjà initié des réflexions sur l’héritage CAN2023 lors d’un séminaire tenu du 20 au 21 juillet à hôtel Golden palace de Grand-Bassam.

L’Office national des sports (ONS) pourra-t-il gérer ce lourd héritage des infrastructures sportives ?
L’affaire de « l’EbimpeGate » qui a entrainé un remaniement gouvernemental, et le débarquement du Directeur général et du Directeur des affaires financières de l’ONS, peut-elle rassurer l’opinion sportive de l’après CAN ? L’ONS, entité structure publique pourra-t-elle relever le défi de l’après CAN, dans la gestion des infrastructures sportives ?
Le ministère des Sports et du cadre de vie, le COCAN, l’ONS, la FIF, le ministère du Tourisme et des loisirs ont-ils véritablement travaillé en amont dans une stratégie commune pour l’entretien, la consolidation, la promotion de ces infrastructures sportives pour la jeunesse ?

La Côte d’Ivoire ne peut plus et ne doit plus se payer le luxe de laisser mourir ces infrastructures sportives dans un monde footballistique compétitif. Le gouvernement ivoirien pourrait s’appuyer sur un partenariat public-privé qui fonctionne bien, afin de mieux gérer l’héritage des infrastructures sportives.
Demain, c’est aujourd’hui, le ballon roule pour tout le monde en Afrique et de nouvelles étoiles passent par des infrastructures sportives de qualité pour les jeunes à venir.

Assigno kouakou

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