Société & Santé

Santé mentale : le PNSM sensibilise les journalistes à mieux communiquer sur l’autisme

Bientôt « avril Bleu ». Une saison de sensibilisation et de formation sur les Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA), initiée par le Programme national de la santé mentale (Pnsm). L’annonce a été faite le mercredi 27 mars 2024, à la Direction de coordination du Pnsm, à Abidjan-Cocody (Abatta).

Il s’agira pour les agents en charge de cette pathologie de sensibiliser les parents et les agents de santé sur cette maladie. Ces actions éclatées sur l’étendue du territoire ivoirien seront suivies de dépistages pour les enfants de 0 à 59 mois.

Le Pnsm a donc invité la presse nationale et les agents de santé, à se former pour mieux sensibiliser sur les TSA, pendant cette période qui s’étendra du 2 au 30 avril 2024. « La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme (le 2 avril 2024), est un prétexte pour le lancement du mois d’avril bleu, le mois de sensibilisation sur l’autisme. Cela nécessite une formation des équipes sur les moyens, et techniques de sensibilisation. Le journaliste doit écrire ou parler de l’autisme, en connaissance de cause », souligne le Directeur coordonnateur de la santé mentale au ministère de la Santé, le Professeur Asseman Koua Médard.

Les objectifs étant de discuter des principes en matière de communication, fournir des informations clés, et présenter les orientations pour une bonne pratique des sensibilisations, il a insisté sur les principes de la communication en santé. “Ne prenez pas les rumeurs comme des vérités. Nous avons organisé cette séance pour vous donner des informations fiables, des informations basées sur l’évidence scientifique”, a-t-il indiqué.

 Il a également convié les journalistes à détecter les messages clés des signes de manifestations des TSA, à s’instruire sur les diagnostics, le dépistage précoce, et les centres appropriés pour la prise en charge de l’autisme, en marge du centre Marguerite Té Bonlé de l’Institut national de la santé publique à Abidjan-Plateau.

Mieux gérer les cas autistes 

Asseman Médard Koua a par ailleurs abordé la question de la gestion des cas autistes, afin de mieux assimiler les TSA, et veiller au respect de leurs droits. En cela il recommande d’améliorer le taux de scolarisation des enfants autistes, de cesser de les stigmatiser dans les lieux publics, et de les inclure au sein du programme emploi jeune.

Dans la même veine, le Responsable pôle santé-enfant au Pnsm, Docteur Mobio a fait remarquer que “ces prises en charges vont favoriser l’intégration des enfants atteints d’autisme, à travers l’identification des zones de dépistage et centres de santé.

« Nous avons initié des formations intensives, qui se poursuivront en avril 2024 sur les rééducations, l’accompagnement des projets de sensibilisation et de formation, et la création des équipes de médecins professionnels. Ledit programme compte faciliter la socialisation du TSA, développer son autonomie, et réduire les difficultés de la vie quotidienne des autistes”, a-t-il ajouté.

Décrits scientifiquement, comme un problème de santé à la base, les troubles du spectre de l’autisme ont une incidence sur le système nerveux de l’enfant dès sa naissance. Ils se manifestent de diverses façons et peuvent avoir des répercussions sur l’intégration sensorielle et la communication sociale de l’enfant.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les TSA touchent 1% de la population ivoirienne, soit une estimation de 222 000. 1⁄3 des cas diagnostiqués ont une intelligence normale. 

Bekanty N’ko

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